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Eric Julien Le chemin des neuf mondes

publié parOrélie 21 mai 2017

A la rencontre d’un peuple racine: les Kogis

Depuis quelques temps, je me sens appelée par des lectures
Qui comme par enchantement, me tombent dans les mains
Sans que je n’ai besoin de vraiment chercher.
C’est toujours un signe!!
Le signe que c’est ce que mon être tout entier réclame,
Que c’est ce dont il a profondément besoin.
Ce livre d’Eric Julien, dont j’ai eu envie de vous parler
Je l’ai acheté en même temps que Femme Chamane de Lynn V.Andrews
Que j’ai dévoré en quelques jours
Et qui relate l’initiation d’une américaine chez les femmes chamanes amérindiennes.
Une femme, inconsciemment convaincue que sa culture occidentale la vidait plus qu’elle ne la remplissait,
Et qui part des années entières à la poursuite du sacré,
Avec comme objectif de recouvrer son véritable pouvoir de femme
Et de découvrir tous les trésors que recèlent cette culture infiniment riche.

Ces lectures, empruntes d’une vérité millénaire et d’une profonde sagesse
Me permettent de me rattacher à la Terre, à nos ancêtres, à nos racines
A finalement ce qu’il y a de plus pur, de plus primaire en nous
Et par primaire, j’entends, fondamental!
Je suis fascinée par ces histoires d’hommes et de femmes
Qui partent à la recherche de réponses
Dans ces civilisations qui ont vu naitre l’homme.
Il sont en fait comme une partie de moi
Toujours en quête d’une vérité, d‘un retour aux sources.
D’un essentiel.

Eric Julien, géographe et alpiniste a découvert les Indiens Kogis
Comme on va à la rencontre de son destin.
En 1985, alors qu’il est en expédition dans les montagnes de Colombie,
Il tombe gravement malade et est recueilli et soigné par une tribu autochtone, les Kogis.
De retour dans son univers parisien, il découvre que ceux qui lui ont sauvé la vie
Font partis des derniers héritiers des grandes cultures ancestrales précolombiennes.
Il fait des recherches et comprend en quoi ces peuples sont menacés.
Il apprend qu’en moins de 30 ans, plus de 70% de la forêt a disparu.
Entre narcotrafic, guerillas, paysans et lobbies désireux de s’accaparer leurs terres
Ces peuples sont de plus en plus menacés.
Car leur terres, sont pour eux plus que de simples parcelles.
Elles sont leur encrage, leur survie.
Ces indiens vivent « avec » et « dans » la nature, en accord parfait.
Étudiant et pénétrant les rythmes de celle-ci,
S’accordant naturellement avec les constellations célestes, les phases lunaires,
La pluie, le vent, les changements de températures.
Pour eux, chaque montagne, chaque court d’eau contient un savoir spécifique.
Ils ne se servent pas de la nature comme d’une ressource dans laquelle
L’homme peut piocher, d’une manière purement mécanique et intéressée ce qu’il l’intéresse
Mais comme d’un allié, comme d’une soeur, comme d’une mère.
Ils ne prélèvent en elle que ce dont ils ont besoin
Conscient de l’importance et de la richesse de chaque plante, de chaque fruit, de chaque animal.
Leur environnement, au delà de sa beauté, revêt une dimension sacrée
Car comme beaucoup de civilisations millénaires,
Ils ont injectés de la magie dans leur rapport à la vie, au monde
Et ont su, au fil des siècles, la préserver, la nourrir, la chérir.

C’est ce qui a fasciné et impressionné l’auteur,
Et moi par la même occasion!!
Mais, en vivant aux cotés de ces Indiens Kogis,
Ce qu’il l’a aussi frappé c’est qu’ils sont porteurs de réponses modernes
Aux paradoxes et aux enjeux de nos sociétés contemporaines.
A ses cotés, Eric Julien a compris que ces sociétés dites primitives,
Disposent de démarches, de modes de fonctionnements et de pensée
-Tant en terme de politique, d’éducation ou de gestion du territoire
Qui peuvent nous aider à faire face aux problèmes éternels de l’humanité,
Que sont, entre autres, la violence, le pouvoir, l’ego.
Cette proximité lui a permis de vivre de l’intérieur leur philosophie,
D’en comprendre toutes les symboliques en interaction directe avec leur environnement.
De saisir que ces Indiens Kogis sont porteurs de clés indispensables pour « réhumaniser » le monde!
Sans même sans douter, ce peuple a crée une forme d’« ecosophie » qui ferait s’articuler
Ecologie environnementale, écologie sociale et mentale.
Un fonctionnement économique et politique créateur de lien, de sens!!

Leur savoir purement empirique ne s’encombre pas de théories fumeuses, ostentatoires.
Il émane naturellement d’un processus global, holistique
Qui a pour but de créer, ou plutôt de nourrir, une harmonie, un équilibre.
Leur capacité à être dans l’ici et le maintenant, à accepter l’autre,
A l’aider, à l’entourer, à être humble et reconnaissant,
En nourrissant patiemment cette interdépendance, cette interrelation
Avec l’autre et avec le vivant, avec la Terre.

Cette lecture m’a embarqué, m’a profondément sensibilisé.
C’est comme si l’auteur parlait d’un de mes ancêtres.
-Mais oui, en fait, il parle de mes ancêtres!!-
Comme si il parlait à une partie de moi qui refuse de céder,
Qui refuse de mourir.
Cette part instinctive, profondément vivante et vibrante
Qui fait fi de tous les codes, de tout ce qu’elle a appris
Et qui revient à son état naturel, sans fard, sans faux codes.
Cette part nous l’avons tous et toutes en nous.
Car nous sommes tous nés de ce terreau.
Il importe donc de ne pas laisser nos sociétés occidentales
Avec tout ce qu’elle comporte comme aberrations et outrages
Entamer jusqu’au dernier mètre carré ou au dernier Indien, d’où qu’il soit
Ce fabuleux héritage d’un savoir riche de sens et de sagesse.
Héritage qui, parmi celui des Iroquois et des Mohawk a servi
-à l’époque où cette tradition était encore respectée-
Comme base à la Constitution Américaine!! Tout de même!!
Notre devoir consiste donc au delà d’aider ces peuples à survivre
De leur permettre de retrouver toute leur superbe!!
Et à continuer à vivre comme nous rêvons secrètement de le faire aussi…peut-être…

Je suis souvent affligée de constater que désormais
Pour pouvoir continuer à exister
La moindre parcelle de vie sauvage,
Quelle soit humaine, végétale ou animale
Se voit flanquée de frontières
Qu’on les appelle réserves, sanctuaires ou camps protégés
Mais oui, nous en sommes, malheureusement, bel et bien arrivé là!!
Sauvage n’a désormais plus grand sens de nos jours!!
Serait-ce pour cela que nous sommes de plus en plus nombreux
A vouloir préserver ces petits bouts de paradis…
Peut importe, l’urgence est là…

Moi, je vous propose donc, à mes cotés
De soutenir ces peuples gardiens d’une sagesse et d’une beauté inouïes!!
C’est simple et à la portée de tous et de toutes les bourses…
Il vous suffit de vous rendre sur Tchendukua.com
Et de choisir comment vous désirez les aider.
Vous pouvez adhérer à l’association, faire un don à partir de 1 euros, replanter un arbre,
Soutenir l’École de la Nature et des savoirs, et tant d’autres choses…
Un moyen, si vous êtes sensibles à cette cause, de faire votre petite part de colibri!!
Et d’éviter à ces peuples si inspirants, ces peules racines de faire parti de notre passé
Mais au contraire de leur permettre d’être notre avenir!!
Car comme le dit Eric Julien:
« Les Kogis ne sont pas de simples sauvages perdus dans leur montagne,
Non, ils sont beaucoup plus que cela.
Ils sont notre âme obscure, notre regard sur le monde, miroir de nos errances,
D’un chemin que nous avons perdu. »
Et j’ajouterais… Qu’il nous faut retrouver!!

Le chemin des neuf mondes d’Eric Julien Le Livre de Poche 7.30€

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